PER vs Madelin : Quel contrat d’épargne retraite choisir en 2024 ?

📋 En bref

  • Le Plan d’Épargne Retraite (PER) remplace progressivement les anciens dispositifs d’épargne retraite, offrant un cadre unifié. Le PER individuel permet des versements libres, une déductibilité fiscale et divers supports d’investissement. À la sortie, l’épargnant choisit entre capital, rente viagère ou une combinaison des deux.

PER vs Madelin : Quel contrat d’épargne retraite choisir ? #

Qu’est-ce que le Plan d’Épargne Retraite (PER) ? #

Le Plan d’Épargne Retraite est le produit d’épargne retraite de référence créé par la loi PACTE, promulguée en mai 2019 sous le gouvernement d’Édouard Philippe, Premier ministre, et généralisé à compter de 2020. Il a vocation à remplacer progressivement les anciens dispositifs : PERP, contrats Madelin retraite, Article 83 et anciens plans d’entreprise. Le législateur a voulu un cadre unique, plus lisible, pour tous les statuts : salariés, TNS, fonctionnaires, personnes sans activité professionnelle.

Le mécanisme de base reste celui d’un produit d’épargne longue bloquée : nous constituons un capital durant notre vie active, les sommes étant en principe indisponibles jusqu’à la liquidation de nos droits à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi. À l’échéance, la sortie peut se faire en capital, en rente viagère, ou via une combinaison des deux, ce qui constitue un point majeur dans le débat PER vs Madelin.

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  • Origine : création par la loi PACTE en 2019, commercialisation de masse dès 2020
  • Objectif : unifier et simplifier l’épargne retraite individuelle et collective
  • Sortie : capital, rente, ou mixte, au choix de l’épargnant

Les différents types de PER et leur fonctionnement #

Le cadre juridique distingue trois grandes formes de PER : le PER individuel (PERin), le PER d’entreprise collectif (souvent proposé par des groupes comme BNP Paribas Banque Commerciale ou Crédit Agricole SA), et le PER d’entreprise obligatoire. Pour comparer efficacement PER vs Madelin, nous nous concentrons sur le PER individuel, seul véritable équivalent contemporain des anciens contrats Madelin.

Le PER individuel, diffusé par de nombreux assureurs comme AXA France, groupe d’assurance, Generali France ou encore par des plateformes spécialisées en ligne, se caractérise par :

  • Versements libres : montants et fréquence au choix, sans obligation annuelle, ni sanction en cas de pause prolongée
  • Déductibilité fiscale : les versements volontaires peuvent être déduits du revenu imposable dans la limite du plafond fiscal retraite annuel
  • Supports d’investissement :
    • Fonds en euros à capital garanti, au rendement moyen voisin de 1,5 à 2,5 % par an entre 2020 et 2024
    • Unités de compte (UC) : OPCVM actions, obligations, SCPI, trackers ETF, etc.
    • Gestion pilotée à horizon : allocation automatiquement sécurisée à l’approche de la retraite
    • Gestion libre pour les investisseurs avertis

Les profils de risque sont calibrés de prudent ? à dynamique ?. Un PER distribué par un acteur comme Avenue des Investisseurs, site de conseil financier, proposera par exemple une forte exposition à des ETF actions monde pendant la phase de capitalisation, puis une bascule progressive vers plus d’obligations et de fonds en euros à partir de 55-60 ans.

Le contrat Madelin : cadre historique et spécificités #

Le contrat Madelin a été instauré en 1994 à l’initiative du gouvernement de l’époque, autour de la loi dite Madelin ? portée par Alain Madelin, ancien ministre de l’Économie et des Finances. Ce dispositif visait les travailleurs non salariés (TNS) : artisans, professions libérales, commerçants, gérants majoritaires de SARL, afin de compenser une retraite de base et complémentaire structurellement moins généreuse que celle des salariés du régime général.

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Depuis le 1er octobre 2020, conformément aux dispositions de la loi PACTE, il n’est plus possible d’ouvrir de nouveaux contrats Madelin retraite, ceux-ci étant remplacés dans la commercialisation par le PER. Les contrats existants, souscrits auprès d’assureurs comme AG2R La Mondiale, groupe de protection sociale, Swiss Life France ou Allianz France, continuent de fonctionner, peuvent encore recevoir des cotisations, et être transférés vers un PER si l’adhérent le souhaite.

  • Public cible : TNS affiliés à la Sécurité sociale des indépendants ou aux caisses libérales
  • Date clé : fin de la commercialisation des nouveaux Madelin en octobre 2020
  • Nature : contrat d’assurance retraite avec sortie obligatoirement en rente viagère

Caractéristiques et atouts du contrat Madelin pour un TNS #

Le contrat Madelin se distingue par une logique d’engagement contractuel fort. Au moment de l’adhésion, le TNS choisit une classe de cotisation, qui fixe une cotisation minimale annuelle et un plafond, exprimés en multiples d’un minimum indexé sur le Plafond Annuel de la Sécurité sociale (PASS). En 2023, le PASS s’élevait à 43 992 €, ce qui impacte mécaniquement le plancher de cotisation minimale. La cotisation doit être versée chaque année, sous peine de mise en réduction ou de blocage du contrat, ce qui crée une discipline d’épargne stricte.

En contrepartie, le TNS bénéficie d’un avantage fiscal significatif : les cotisations sont déductibles du bénéfice professionnel imposable, dans une enveloppe souvent plus généreuse que celle du PER pour les hauts revenus. À la retraite, la sortie se fait exclusivement sous forme de rente viagère, calculée en fonction de la table de mortalité et du taux technique du contrat. Certains contrats anciens garantissaient à l’adhésion une table de mortalité des années 1990 ou 2000, ce qui peut se traduire, pour un TNS de 65 ans en 2030, par une rente supérieure à celle d’un produit dont la table serait actualisée en 2030.

  • Cotisations : régulières, avec minimum annuel obligatoire indexé sur le PASS
  • Sortie : uniquement en rente viagère, pas de capital
  • Forces : discipline d’épargne, visibilité accrue sur la rente, forte logique de retraite garantissant un revenu à vie

Comparaison des avantages fiscaux entre PER et Madelin #

Sur le plan fiscal, le cœur du débat PER vs Madelin tient à la déductibilité des versements à l’entrée et à la taxation à la sortie. Dans les deux cadres, les versements volontaires sont déductibles du revenu imposable, ce qui génère un gain immédiat d’impôt, à condition de respecter les plafonds de déduction.

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Pour un PER individuel, le plafond de déduction pour un TNS correspond en pratique à l’ancienne formule Madelin ?, transposée dans le nouveau cadre. Les règles usuellement appliquées sont :

  • 10 % du revenu professionnel dans la limite de 8 PASS (soit jusqu’à environ 351 936 € de revenus en 2023)
  • ou, pour les revenus plus faibles, 10 % du PASS (soit 4 399 € en 2023)
  • avec possibilité de reporter le disponible non utilisé des trois années précédentes sur un PER

Pour un contrat Madelin historique, le calcul de l’enveloppe déductible pour un TNS s’appuie sur une formule spécifique :

  • 10 % du bénéfice imposable dans la limite de 1 PASS
  • +
  • 15 % de la fraction de bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS

Sur les hauts revenus, cette formule conduit à une enveloppe maximale déductible pouvant dépasser 76 000 € par an, ce qui reste particulièrement attractif pour un médecin libéral ou un expert-comptable TNS avec un bénéfice supérieur à 200 000 €.

Fiscalité à la sortie : rente et capital #

La fiscalité à la sortie constitue un autre nœud de comparaison PER vs Madelin. Dans les deux systèmes, les rentes viagères sont imposées comme des pensions de retraite : elles sont soumises au barème progressif de l’Impôt sur le revenu (IR), après un abattement de 10 %, avec application des prélèvements sociaux.

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Les différences se concentrent sur deux points :

  • Contrat Madelin :
    • Rente soumise à des prélèvements sociaux autour de 9,1 à 10,1 %, calculés sur la totalité de la rente
    • Pas de sortie en capital : toute l’épargne est convertie en rente
  • PER :
    • Rente soumise à des prélèvements sociaux de 17,2 %, mais uniquement sur une assiette réduite après abattement de 40 à 70 % selon l’âge au moment de la conversion
    • Possibilité de sortie en capital, taxé au choix à la Flat Tax (12,8 % + 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 30 %) ou au barème de l’IR + prélèvements sociaux

Nous observons souvent un léger avantage pour le PER lorsque l’épargnant choisit une sortie en rente, en raison de l’abattement appliqué à l’assiette sociale, tandis que le Madelin, bien que soumis à un taux social plus faible, taxe la totalité de la rente.

Exemples chiffrés d’économie d’impôt pour un TNS #

Pour un TNS imposé à un Taux Marginal d’Imposition (TMI) de 30 %, versant 10 000 € sur un PER ou un Madelin :

  • Économie d’impôt immédiate : 10 000 € × 30 % = 3 000 € d’impôt économisé
  • Effort net réel : 10 000 € – 3 000 € = 7 000 € pour 10 000 € placés

Pour un TNS avec un TMI de 41 %, versant 20 000 € :

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  • Économie d’impôt : 20 000 € × 41 % = 8 200 €
  • Effort net : 20 000 € – 8 200 € = 11 800 € pour 20 000 € investis

Que le versement soit affecté à un PER ou à un Madelin, l’économie d’impôt immédiate est du même ordre, le plafond disponible étant le véritable enjeu en haut de spectre. En pratique, un TNS à haut revenu peut utiliser l’historique plafond Madelin sur son ancien contrat, tout en exploitant le plafond PER sur un nouveau plan, sous réserve des règles de cumul communiquées par son expert-comptable.

Flexibilité des versements : PER nettement plus souple #

Sur la dimension pratique, les différences PER vs Madelin sont marquées. Le PER individuel a été conçu pour offrir une souplesse maximale des versements. L’épargnant peut verser 500 € un trimestre, suspendre pendant un an, puis programmer 5 000 € après une année particulièrement rentable, sans pénalité ni obligation de rattrapage. Cette flexibilité répond directement aux besoins des indépendants dont les revenus fluctuent fortement, comme un consultant freelance en Informatique et Systèmes d’Information ou un photographe professionnel.

Le contrat Madelin fonctionne à l’inverse sur une logique d’engagement minimal annuel. Le TNS s’engage à verser, chaque année, une cotisation comprise entre 1 et 15 fois le minimum défini au contrat, indexé sur le PASS. Une baisse d’activité durable, une maladie ou une reconversion peuvent rendre ces cotisations difficiles à honorer, avec un risque de mise en réduction, voire des difficultés à maintenir les droits futurs.

  • PER : aucune obligation annuelle, modulation totale des montants
  • Madelin : cotisation minimale chaque année, indexée sur le PASS
  • TNS aux revenus volatils : avantage net au PER sur la gestion de trésorerie

Options de sortie et cas de déblocage anticipé #

Au moment de la retraite, le PER offre plusieurs options de sortie : 100 % capital, 100 % rente, ou une combinaison, par exemple 60 % en capital et 40 % en rente. Cette liberté de choix permet d’ajuster le schéma à son patrimoine global : un entrepreneur ayant cédé sa société en 2035 n’aura pas les mêmes besoins qu’un professionnel libéral qui continue une activité réduite. Le PER permet aussi une sortie anticipée pour l’achat de la résidence principale, ce qui a séduit de nombreux trentenaires et quadragénaires depuis 2020.

Les cas de déblocage anticipé du PER incluent :

  • Acquisition de la résidence principale
  • Invalidité de l’adhérent ou de son conjoint
  • Décès du conjoint ou partenaire de PACS
  • Surendettement reconnu
  • Expiration des droits au chômage ou cessation d’activité non salariée à la suite d’une liquidation judiciaire

Le contrat Madelin reste nettement plus rigide : la sortie en capital est exclue, la sortie se fait uniquement en rente viagère, et les cas de rachat anticipé sont très limités, en général aux accidents de la vie les plus graves (invalidité, cessation d’activité forcée). Un TNS ayant connu une forte baisse de revenu en 2022-2023, et disposant uniquement d’un Madelin, peut se retrouver enfermé dans un schéma peu adaptable, là où un PER aurait permis une suspension des versements, voire un déblocage partiel pour un projet immobilier.

Études de cas : flexibilité vs discipline #

Imaginons un consultant en stratégie digital installé à Lyon, région Auvergne-Rhône-Alpes, TNS depuis 2015, imposé à 41 %. Entre 2015 et 2019, il souscrit un contrat Madelin auprès de Generali France, puis un PER individuel en 2021 auprès d’un assureur en ligne. Lors de la crise sanitaire de 2020, puis de la récession partielle de 2023, ses revenus chutent de 40 %. Grâce à son PER, il réduit drastiquement ses versements, tout en maintenant uniquement la cotisation minimale sur son Madelin, qu’il juge lourde. Après analyse avec son expert-comptable en 2024, il décide de transférer la majeure partie de son Madelin vers le PER, pour alléger sa contrainte annuelle.

À l’inverse, un médecin généraliste exerçant en libéral à Bordeaux, Nouvelle-Aquitaine, ayant souscrit un Madelin en 2002 avec table de mortalité garantie, estime en 2025 que la rente viagère projetée à 67 ans lui procure un niveau de sécurité très satisfaisant, surtout qu’il a par ailleurs un patrimoine immobilier locatif significatif. Pour ce profil, la discipline du Madelin et la promesse de rente garantie conservent un fort intérêt, le PER pouvant être utilisé en complément, principalement pour la souplesse et l’option de sortie en capital.

  • Cas 1 : consultant TNS avec revenus cycliques, forte préférence pour la flexibilité du PER
  • Cas 2 : TNS à revenus élevés et stables, valorisant une rente viagère Madelin garantie

Risques d’investissement et garanties associées #

PER comme Madelin ne sont pas des produits homogènes, mais des enveloppes juridiques adossées à des contrats d’assurance ou des comptes-titres, contenant des supports variés. Sur les contrats d’assurance, on retrouve typiquement :

  • Fonds en euros : capital garanti, rendement moyen en France autour de 1,8 à 2,5 % par an entre 2020 et 2024
  • Unités de compte : fonds actions, fonds obligataires, OPCI, SCPI, etc., sans garantie en capital
  • Supports immobiliers : SCPI de rendement investies en bureaux ou commerces, avec un rendement potentiel proche de 4 à 5 % annuels en 2023, mais un risque de baisse de valeur des parts

Les risques de marché associés aux unités de compte sont identiques que l’enveloppe soit un PER ou un Madelin : volatilité, risque de perte en capital, corrélation aux marchés actions ou immobiliers. La différence tient plus à la stratégie proposée. Les PER récents mettent souvent en avant des options de gestion pilotée à horizon, où la part en UC est élevée à 40 ans (jusqu’à 70 % actions), puis progressivement réduite à l’approche de 65 ans. Cette logique, inspirée des target date funds ? américains, vise à aligner le risque sur l’horizon de placement.

Spécificités des rentes Madelin et des rentes PER #

Historiquement, de nombreux contrats Madelin ont été commercialisés avec une table de mortalité garantie à l’adhésion. Cela signifie que le calcul du montant de la rente tient compte des espérances de vie estimées à la date de souscription, par exemple en 2000, alors que l’espérance de vie a continué de progresser depuis. Dans ce cas, un médecin libéral ou un architecte ayant souscrit avant 2005 peut bénéficier d’un coefficient de conversion en rente plus favorable que celui d’un contrat où la table est fixée au moment de la liquidation.

Les PER, en général, prévoient que les rentes seront calculées au moment de la retraite, sur la base des tables de mortalité en vigueur à cette date, ainsi que des taux techniques disponibles sur les marchés obligataires. Dans un environnement de taux bas comme celui qui a prévalu entre 2016 et 2022, les rentes calculées à la liquidation ont été mécaniquement moins élevées. La remontée des taux d’emprunt d’État français (OAT 10 ans autour de 2 à 3 % en 2023) pourrait redonner du souffle aux rentes servies à partir de la prochaine décennie.

  • Madelin ancien : rente potentiellement attractive grâce à une table de mortalité garantie ancienne
  • PER moderne : rentes calculées à la liquidation, plus sensibles au contexte démographique et financier
  • Risque : espérance de vie plus courte que prévu, rendant la rente moins intéressante qu’une sortie capital investie autrement

Garanties complémentaires : décès, réversion, sécurisation #

Tant sur les Madelin que sur les PER assurantiels, les assureurs proposent des garanties optionnelles :

  • Garantie décès : versement d’un capital ou d’une rente de réversion au conjoint ou à un bénéficiaire désigné
  • Garantie plancher sur les unités de compte : sécurisation d’un montant minimum transmis en cas de décès malgré une baisse des marchés
  • Rente de réversion : une part de la rente est maintenue au profit du conjoint survivant, avec un taux de réversion paramétrable (par exemple 60 %)

Ces options ont un coût, souvent matérialisé par une minoration de la rente ou des frais spécifiques. Dans une logique d’optimisation, nous recommandons de comparer attentivement les conditions d’un contrat Madelin ancien avec celles d’un PER individuel moderne, proposé par des acteurs en ligne qui ont tendance à pratiquer des frais de gestion annuels plus bas (autour de 0,5 à 0,8 % sur les UC) que certains contrats historiques vendus en agence ou via des réseaux de courtage dans les années 2000.

Quel contrat choisir selon votre profil ? #

Depuis l’arrêt de la commercialisation des nouveaux Madelin en 2020, la vraie question n’est plus d’ouvrir un Madelin, mais de savoir si l’on conserve, alimente, ou transfère un contrat existant vers un PER. L’arbitrage PER vs Madelin se fait désormais profil par profil.

Pour un TNS en début d’activité, installé depuis moins de 5 ans à Paris, Île-de-France ou à Lille, Hauts-de-France, souvent avec des revenus irréguliers, nous jugeons le PER individuel nettement préférable :

  • Souplesse des versements, adaptée à une trésorerie encore fragile
  • Possibilité de sortie en capital, utile pour l’achat d’une résidence principale avant 40 ans
  • Enveloppe fiscale déjà très attractive, même avec des montants modestes

Pour un TNS bien installé avec revenus élevés, par exemple un spécialiste en chirurgie à Marseille, Provence-Alpes-Côte d’Azur, détenteur d’un Madelin depuis 2003 et d’un PER depuis 2021, notre avis est plus nuancé. Continuer à alimenter le Madelin peut rester pertinent tant que :

  • La table de mortalité garantie est avantageuse
  • La cotisation minimale annuelle reste supportable
  • La rente viagère projetée couvre une part significative des charges fixes à la retraite

En parallèle, un PER permettra de diversifier les supports, de réduire les frais, et de préparer une enveloppe de capital mobilisable, y compris en cas d’achat immobilier ou de projet entrepreneurial post-retraite.

Transfert d’un contrat Madelin vers un PER : points de vigilance #

Le transfert d’un contrat Madelin vers un PER est juridiquement possible, et de nombreux assureurs – comme La Banque Postale, acteur bancaire français ou MACSF, mutuelle des professionnels de santé – ont mis en place des procédures dédiées depuis 2020. Toutefois, cette opération doit être analysée avec une grande précision.

  • Frais de transfert : certains contrats Madelin appliquent des frais, généralement dégressifs avec l’ancienneté
  • Perte de garanties : la table de mortalité garantie à l’adhésion est en général perdue, la rente future sera calculée à la liquidation
  • Nouveaux frais : le PER choisi peut avoir des frais d’arbitrage ou de gestion sur UC plus ou moins élevés

Un TNS de 55 ans, avec 250 000 € d’épargne sur un Madelin ancien à forte rente garantie, n’aura pas du tout la même décision optimale qu’un TNS de 40 ans avec 30 000 € sur un Madelin à frais élevés. Nous recommandons systématiquement un diagnostic chiffré personnalisé, idéalement avec un conseiller en gestion de patrimoine ou un expert-comptable, en simulant :

  • La rente Madelin future avec le contrat actuel
  • La rente ou le capital projeté sur un PER, à frais et allocation équivalents
  • L’impact fiscal d’un changement de stratégie (rente pure vs capital + rente)

Conclusion : Synthèse et perspectives sur PER vs Madelin #

Le paysage de l’épargne retraite française a basculé en faveur du PER depuis l’entrée en vigueur de la loi PACTE en 2019 et la fin des nouvelles souscriptions Madelin en 2020. Le PER se positionne comme une solution moderne, universelle et modulable, ouverte à tous les statuts, permettant des versements libres, un large choix de supports, une sortie en capital ou en rente, et des cas de déblocage anticipé étendus, notamment pour l’achat de la résidence principale.

Le contrat Madelin conserve toutefois des atouts structurels pour certains TNS : discipline d’épargne forcée, enveloppe fiscale historiquement généreuse pour les hauts revenus, rentes viagères parfois très attractives lorsque la table de mortalité garantie est ancienne. Pour un professionnel proche de la retraite, avec un contrat bien doté et des conditions techniques favorables, la stratégie peut consister à conserver le Madelin, en l’optimisant, tout en ouvrant un PER en complément pour la flexibilité et la diversité des options de sortie.

  • PER : flexibilité, sortie capital, gestion pilotée, solution de référence pour les nouvelles souscriptions
  • Madelin : rente à vie, forte discipline, intérêt résiduel pour certains TNS à hauts revenus avec contrats anciens
  • Décision : dépend du statut, du niveau et de la régularité des revenus, de l’horizon de retraite, de la tolérance au risque et de la préférence rente vs capital

Nous encourageons chaque TNS, salarié ou épargnant indépendant à réaliser un bilan retraite complet, à vérifier ses plafonds de déductibilité sur les années passées via son espace fiscal en ligne, et à mettre en concurrence plusieurs PER individuels – notamment ceux des courtiers en ligne à faibles frais – avant de s’engager. Pour les détenteurs d’un ancien contrat Madelin, un examen précis de l’opportunité de transfert vers un PER, en tenant compte de l’âge, des garanties de rente, des frais et du besoin de flexibilité, est une démarche à mener avec un professionnel, afin de sécuriser une décision qui aura des conséquences durables sur le niveau de retraite.

En matière d’épargne retraite, le temps joue en notre faveur : commencer tôt, même avec des versements modestes, permet de lisser l’effort, de profiter des intérêts composés et d’exploiter pleinement les leviers fiscaux des dispositifs PER vs Madelin. À nous de tirer parti de ce cadre rénové pour construire une retraite plus sereine et plus autonome face aux incertitudes des régimes obligatoires.

🔧 Ressources Pratiques et Outils #

📍 Aucune ressource spécifique trouvée pour 2025

Aucune donnée exploitable trouvée sur « PER vs Madelin » (comparaison PER – loi Madelin) correspondant à vos critères pratiques (entreprises spécialisées, formations, boutiques, outils, communautés) à Paris pour 2025 dans les résultats disponibles.

🛠️ Outils et Calculateurs

Aucun outil ou calculateur spécifique mentionné dans les données trouvées.

👥 Communauté et Experts

Aucun contact ou communauté spécifique trouvée dans les données disponibles.

💡 Résumé en 2 lignes :
Aucune ressource, outil ou expert spécifique n’a été identifié pour la comparaison entre le PER et le contrat Madelin à Paris pour 2025.

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