đź“‹ En bref
- ▸ Les auto-entrepreneurs cotisent à différents régimes de retraite selon leur activité, notamment le régime général ou la Cipav.
- ▸ La retraite de base est calculée sur les revenus cotisés, tandis que la complémentaire repose sur un système de points.
- ▸ Des réformes à venir prévoient une hausse des cotisations et un relèvement de l'âge de départ à la retraite.
Auto entrepreneur et retraite : plan d’article détaillé et optimisé #
Comprendre le régime de retraite d’un auto‑entrepreneur #
Le premier réflexe à avoir consiste à bien identifier à quel régime de retraite nous cotisons en tant qu’auto‑entrepreneur. Depuis l’intégration de l’ex‑RSI au régime général, la gestion s’est simplifiée, mais les règles restent différentes selon la nature de l’activité. Les micro‑entrepreneurs sont rattachés à la Sécurité sociale des indépendants, désormais gérée par l’Assurance retraite, bras vieillesse du régime général. Certaines activités libérales restent affiliées ou ont été affiliées historiquement à la Cipav, caisse de retraite des professions libérales à Paris.
En pratique, nous distinguons?:
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- Activités commerciales et artisanales : rattachées au régime des indépendants géré par l’Assurance retraite, avec une retraite complémentaire spécifique.
- Professions libérales non réglementées (BNC prestations de services) : intégrées au régime général, avec des taux de cotisation globalisés, revus à la hausse au 1er janvier 2026.
- Professions libérales historiques ? Cipav : architectes, ingénieurs‑conseils, géomètres, certains consultants…, relevant pour la complémentaire de la Cipav, organisme de retraite des professions libérales.
Au‑delà de ce rattachement administratif, nous devons distinguer deux étages?: la retraite de base et la retraite complémentaire. La retraite de base, gérée par l’Assurance retraite, fonctionne sur la même logique que celle des salariés?: un nombre de trimestres à valider et un calcul sur la base des revenus cotisés. La retraite complémentaire, elle, repose sur un système de points, acquis en fonction des cotisations versées. Pour un ancien salarié du privé, la complémentaire de type Agirc‑Arrco s’ajoute aux droits générés en micro‑entreprise, tandis qu’un libéral relevant de la Cipav cumule des points Cipav.
- Retraite de base : calculée par l’Assurance retraite selon la formule du régime général (SAM, taux, durée d’assurance).
- Retraite complémentaire : calcul par points de retraite, attribués en fonction du chiffre d’affaires et du barème de la caisse (Cipav, complémentaire des indépendants, Agirc‑Arrco pour les périodes salariées).
- Multi‑statuts : un parcours combinant CDI, freelance en micro‑entreprise, puis activité libérale peut impliquer jusqu’à trois caisses distinctes, mais les droits sont centralisés sur le relevé de carrière unique.
Depuis la réforme des retraites et la mise en œuvre des textes d’application en 2025 et 2026, deux évolutions majeures impactent directement les auto‑entrepreneurs?: d’une part, la hausse progressive des taux de cotisation pour les professions libérales et certaines activités de services ; d’autre part, l’augmentation de l’âge légal de départ et de la durée d’assurance requise pour le taux plein. Pour les générations nées après 1968, l’âge légal passe à 64 ans, et la durée d’assurance monte jusqu’à 172 trimestres. Nous estimons que cette combinaison d’une durée plus longue et de taux de cotisation relevés rend la planification encore plus indispensable pour un micro‑entrepreneur.
Fonctionnement des cotisations retraite en micro‑entreprise #
Les cotisations sociales des auto‑entrepreneurs sont calculées en pourcentage du chiffre d’affaires déclaré, chaque mois ou chaque trimestre auprès de l’Urssaf via le portail autoentrepreneur.urssaf.fr. Ce pourcentage inclut plusieurs volets : maladie‑maternité, allocations familiales, CSG‑CRDS, mais aussi retraite de base et retraite complémentaire. Selon l’Urssaf, ce taux global se situe historiquement entre 12 % et plus de 22 % selon la catégorie d’activité, et les textes prévoient une montée progressive pour certaines catégories libérales afin de renforcer les droits à la retraite.
Pour les professions libérales non réglementées (BNC prestations de services), la circulaire CNAV 2025‑23 et les communications de la Fédération Nationale des Auto‑Entrepreneurs (FNAE) précisent une hausse progressive?: le taux global de cotisations est passé de 21,10 % en 2022 à un niveau cible d’environ 25,6 % au 1er janvier 2026, avec un objectif affiché d’augmentation des droits sociaux, notamment en matière de retraite complémentaire. La FNAE, organisation représentative du statut, estime que cette hausse pourrait générer en moyenne 75 € de pension complémentaire mensuelle supplémentaire à terme pour un indépendant à carrière complète.
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- Commerce / artisanat : taux global plus élevé, mais abattement fiscal différent ; part dédiée à la retraite intégrée au forfait.
- Prestations de services commerciales : taux intermédiaire, pondéré par le niveau de chiffre d’affaires.
- Professions libérales BNC : taux renforcé à partir de 2026 (autour de 25–26 %), avec une part accrue de cotisations contributives pour la retraite.
Pour mesurer l’impact concret, prenons un cas réaliste. Un auto‑entrepreneur en prestations de services BNC, basé à Lyon, région Auvergne‑Rhône‑Alpes, déclare 20 000 € de chiffre d’affaires annuel. Avec un taux global d’environ 25 % en 2026, ses cotisations sociales totales tournent autour de 5 000 € par an, dont une part significative, environ la moitié, alimente sa retraite de base et sa retraite complémentaire. Autre cas : un commerçant implanté à Lille, Hauts‑de‑France, avec 40 000 € de chiffre d’affaires, cotise à un taux légèrement différent, mais on reste sur un ordre de grandeur proche de 8 000 à 9 000 € de cotisations, ouvrant des droits plus importants, en trimestres comme en points.
- Effet concret : un CA doublé n’entraîne pas seulement une hausse linéaire de pension, il facilite surtout la validation systématique de 4 trimestres par an et une accumulation significative de points de retraite complémentaire.
- Mini‑simulateur verbal : en dessous d’environ 12 000–13 000 € de CA annuel, les droits restent limités, au‑delà de 25 000–30 000 €, nous sécurisons généralement 4 trimestres/an et un volume de points correct.
Les hausses prévues au 1er juillet 2026, avec un taux global annoncé autour de 26,1 % pour certains libéraux, vont mécaniquement augmenter le montant prélevé sur le chiffre d’affaires, mais nous estimons que cet effort constitue un investissement social raisonnable?: sans complément volontaire (type PER individuel), la pension issue de la seule micro‑entreprise demeure souvent modeste, d’où l’intérêt d’accepter cette montée de cotisation, en particulier pour ceux qui envisagent une longue carrière indépendante.
Validation des trimestres de retraite en micro‑entreprise #
La notion de trimestre de retraite reste centrale. Pour bénéficier d’une retraite à taux plein, nous devons atteindre un nombre de trimestres d’assurance défini par notre année de naissance, avec un maximum de 172 trimestres pour les générations les plus récentes. L’âge légal et l’âge du taux plein automatique ne coïncident pas : on peut partir à partir de 64 ans si l’on a tous ses trimestres, le taux plein automatique intervenant plus tard, autour de 67 ans, même en cas de carrière incomplète. Cette distinction est souvent mal comprise chez les auto‑entrepreneurs.
En micro‑entreprise, la validation des trimestres ne dépend pas de la durée d’activité mais du revenu cotisé. L’Assurance retraite fixe chaque année des seuils de revenu ou de chiffre d’affaires permettant de valider 1, 2, 3 ou 4 trimestres. Pour 2026, les références diffusées dans les communications spécialisées indiquent qu’un micro‑entrepreneur valide un trimestre dès que son chiffre d’affaires, après abattement forfaitaire, atteint un certain niveau, ce qui correspond couramment, pour beaucoup d’activités, à environ 3 046 € de chiffre d’affaires par trimestre pour 1 trimestre de droit. Ces seuils varient selon la nature de l’activité (BIC/BNC) et les abattements fiscaux appliqués (71 %, 50 % ou 34 %).
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- Seuils par an : un revenu annuel équivalent à 600 fois le SMIC horaire brut valide 4 trimestres ; des paliers intermédiaires sont utilisés pour 1, 2 ou 3 trimestres.
- CA vs revenu : en micro‑entreprise, l’Assurance retraite retient un revenu calculé après abattement forfaitaire (par exemple 50 % pour les prestations de services BIC, 34 % pour les BNC), ce qui explique que le chiffre d’affaires à atteindre soit plus élevé que le revenu de référence.
Ce mécanisme devient particulièrement intéressant pour ceux qui cumulent un emploi salarié et une micro‑entreprise. La règle est claire?: on ne peut pas valider plus de 4 trimestres par année civile, tous régimes confondus. En revanche, les trimestres se cumulent entre régimes pour atteindre la durée d’assurance requise. Un salarié à temps partiel à Marseille, région Provence‑Alpes‑Côte d’Azur, qui valide 2 trimestres via son activité salariée et réalise un chiffre d’affaires suffisant en micro‑entreprise pour 2 trimestres supplémentaires, atteint bien 4 trimestres au total sur l’année. Nous recommandons, dans ce cas, de vérifier chaque année son relevé de carrière sur le site officiel de l’Assurance retraite et d’ajuster son activité pour ne pas rester juste en dessous d’un palier de validation.
- Check‑list annuelle?:
- Consulter son relevé de carrière mis à jour.
- Compter le nombre de trimestres acquis sur l’année.
- Estimer le chiffre d’affaires nécessaire pour valider un trimestre supplémentaire.
- Adapter, si possible, la facturation et les encaissements sur la fin d’année pour passer un seuil utile.
Stratégies concrètes pour maximiser sa retraite d’auto‑entrepreneur #
Une fois le cadre juridique posé, nous pouvons passer à l’action. Optimiser sa retraite auto‑entrepreneur revient à piloter trois leviers : le niveau de chiffre d’affaires, le statut juridique et fiscal de l’activité, et la mise en place d’épargnes complémentaires. Nous constatons, dans les accompagnements réalisés par les réseaux comme Bpifrance Création ou les Chambres de métiers et de l’artisanat, que la majorité des créateurs sous‑estiment la dimension retraite au lancement de leur projet.
Sur le plan opérationnel, nous vous conseillons de calibrer votre chiffre d’affaires pour sécuriser la validation de 4 trimestres par an, dès lors que l’activité constitue votre revenu principal. En pratique, cela suppose souvent de viser au moins un revenu annuel équivalent au SMIC à temps plein, soit un chiffre d’affaires qui, après abattement, atteint ce niveau. Lorsque le projet décolle, le maintien en micro‑entreprise peut devenir moins pertinent?: dépasser les plafonds de chiffres d’affaires (par exemple 77 700 € pour les prestations de services à horizon 2026) ou ressentir le besoin de déduire des charges réelles (loyer, salaires, investissements importants) constitue un signal en faveur du passage en entreprise individuelle au réel ou en SASU. Ce changement permet souvent de cotiser davantage pour la retraite, via une rémunération plus élevée ou des dispositifs Madelin pour ceux qui quittent le micro.
- Seuils d’alerte :
- CA récurrent proche des plafonds légaux deux années de suite.
- Charges professionnelles supérieures à l’abattement forfaitaire.
- Volonté de renforcer la protection sociale (retraite, prévoyance, invalidité‑décès).
Sur le volet patrimonial, compléter les droits obligatoires par une épargne retraite individuelle nous semble incontournable dès que l’activité devient significative. Le Plan d’Épargne Retraite (PER) individuel, encadré par la loi Pacte de 2019, offre une déductibilité fiscale des versements du revenu imposable, ce qui se révèle particulièrement efficace pour un micro‑entrepreneur en BNC imposé dans une tranche marginale de 30 % ou 41 %. Pour ceux qui sortent du régime micro et rebasculent en régime réel, les contrats Madelin retraite restent une solution robuste. Nous jugeons également pertinente la combinaison avec des contrats d’assurance‑vie, plus flexibles.
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- Architecture de retraite idéale pour un indépendant à long terme :
- Droits obligatoires : base + complémentaire via les cotisations sociales.
- Droits supplémentaires : PER individuel alimenté chaque année, voire contrat Madelin pour les indépendants au réel.
- Patrimoine diversifié : immobilier locatif, assurance‑vie, trésorerie d’entreprise sécurisée.
Enfin, le cumul emploi‑retraite constitue un levier puissant. Depuis le 1er janvier 2026, les retraités auto‑entrepreneurs peuvent acquérir de nouveaux droits à la retraite complémentaire, avec une seconde pension plafonnée à 2 355 € bruts annuels, soit 5 % du plafond annuel de la Sécurité sociale. Cette nouveauté, issue des textes validés par la CNAV, change la logique : continuer une activité en micro‑entreprise après la liquidation de sa retraite ne se limite plus à un simple complément de revenu, mais génère de nouveaux points et donc une seconde pension complémentaire, dans une certaine limite.
Auto‑entrepreneur ou salarié?: quelles différences pour la retraite?? #
Beaucoup de salariés qui envisagent une reconversion sous statut de micro‑entrepreneur craignent de perdre en droits à la retraite. La comparaison doit être nuancée. Un salarié du secteur privé cotise via une part salariale et une part patronale, ce qui génère un niveau de cotisation global largement supérieur à celui d’un auto‑entrepreneur à revenu équivalent. Logiquement, la pension finale sera en général plus élevée pour un salarié à carrière complète dans le privé, bénéficiant à la fois du régime de base et de l’Agirc‑Arrco. À l’inverse, un auto‑entrepreneur cotise sur son seul chiffre d’affaires, selon un taux forfaitaire, sans part patronale ? distincte, ce qui réduit mécaniquement ses droits s’il ne compense pas par des revenus plus hauts ou une épargne complémentaire.
La différence se voit très vite sur les trimestres. Un salarié à temps plein validant l’équivalent du SMIC annuel cumule 4 trimestres chaque année, quelle que soit la répartition mensuelle de son salaire. En micro‑entreprise, des revenus irréguliers ou des années à faible activité peuvent conduire à ne valider que 1 ou 2 trimestres, voire aucun. En revanche, le statut d’auto‑entrepreneur offre la possibilité de combiner plusieurs flux : CDI ou CDD principal, et activité indépendante complémentaire. Cette configuration, très fréquente en Île‑de‑France, chez les consultants en informatique travaillant pour des groupes comme Capgemini ou Atos, permet de renforcer la retraite globale sans sacrifier la sécurité d’un régime salarié.
- Enjeux de décision :
- Choisir entre un CDI mieux cotisant mais moins autonome et une micro‑entreprise plus libre mais moins protectrice.
- Combiner les deux statuts sur une période déterminée pour charger ? ses droits à la retraite.
- Ajuster son statut lorsque l’activité indépendante devient majoritaire et que l’on peut rattraper les droits par l’épargne privée.
Sur un horizon de 20 ans, un salarié gagnant 2 000 € nets par mois dans une grande entreprise de services à Paris, affiliée à l’Agirc‑Arrco, cumulera des droits significatifs tant en base qu’en complémentaire. En parallèle, un auto‑entrepreneur réalisant un chiffre d’affaires moyen de 30 000 € par an en prestations de services, avec des cotisations globales autour de 7 000 € par an, aura souvent une pension de base correcte mais une complémentaire plus modeste. Nous estimons que, pour se rapprocher d’un niveau de pension similaire, ce dernier doit soit augmenter durablement ses revenus, soit mettre en place un PER individuel abondé chaque année, à hauteur de plusieurs milliers d’euros, pour capitaliser la différence.
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Créer une micro‑entreprise à la retraite?: cumul emploi‑retraite et nouveaux droits #
Le cas du retraité auto‑entrepreneur ? est devenu central. La législation relative au cumul emploi‑retraite précise les conditions permettant de percevoir sa pension tout en exerçant une activité indépendante. Pour bénéficier d’un cumul intégral, sans plafond de revenus, nous devons avoir atteint l’âge légal et/ou l’âge du taux plein, et avoir liquidé toutes nos pensions de retraite (base et complémentaires, tous régimes confondus). À défaut, nous tombons dans le régime de cumul plafonné, avec des restrictions.
En 2026, les plafonds de revenus pour le cumul plafonné sont fixés, pour un retraité reprenant une activité identique, à 23 550 € par an, soit 50 % du plafond annuel de la Sécurité sociale. Les retraités exerçant dans une Zone de Revitalisation Rurale (ZRR) ou certaines zones prioritaires bénéficient d’un plafond majoré à 47 100 € annuels. Les professions libérales réglementées voient leur plafond fixé à ce même niveau de 47 100 €, indépendamment du lieu d’exercice. En cas de dépassement, la sanction consiste en une suspension totale ou partielle de la pension, sans remise en cause des revenus tirés de la micro‑entreprise.
- Nouveaux droits 2026 :
- Acquisition de nouveaux droits à la retraite complémentaire pendant le cumul emploi‑retraite.
- Seconde pension complémentaire plafonnée à 2 355 € bruts annuels.
- Validation possible de trimestres supplémentaires via la micro‑entreprise, avec seuil d’environ 3 046 € de CA trimestriel pour certaines activités.
Les portraits‑types mettent bien en lumière l’intérêt du dispositif. Jacques Martin, 64 ans, ancien salarié d’une entreprise industrielle de Lille, touche une retraite de base et une complémentaire Agirc‑Arrco. Il crée une micro‑entreprise de conseil en organisation, facture 1 500 € par mois à des PME de Hauts‑de‑France, et reste sous le plafond de cumul intégral. Grâce aux nouvelles règles 2026, ses cotisations génèrent des points complémentaires supplémentaires, qui lui ouvriront droit à une seconde pension, certes plafonnée mais non négligeable. De son côté, Marie Dupont, 67 ans, ancienne avocate au barreau de Lyon, bascule en micro‑entreprise pour poursuivre une activité de conseil juridique limitée. Elle est soumise au plafond de 47 100 € mais, son chiffre d’affaires étant modeste, elle cumule sans difficulté ses pensions avec ce nouveau revenu, tout en validant de nouveaux droits.
Ressources, aides et accompagnements pour sécuriser sa retraite d’auto‑entrepreneur #
Nous disposons en France d’un écosystème assez riche pour ne pas rester seul face à la complexité des règles de retraite. Le premier interlocuteur demeure l’Assurance retraite, qui gère la retraite de base des indépendants et centralise les droits issus des différentes caisses. Le portail autoentrepreneur.urssaf.fr, opéré par l’Urssaf Caisse nationale, permet de suivre ses cotisations sociales, de corriger des déclarations, et de vérifier que les périodes d’activité sont bien transmises. Pour la retraite complémentaire, les caisses comme Agirc‑Arrco pour les ex‑salariés, la Cipav pour certaines professions libérales, ou les caisses des libéraux (CNBF pour les avocats, CARMF pour les médecins, etc.) restent des interlocuteurs majeurs.
La Fédération Nationale des Auto‑Entrepreneurs (FNAE), située à Paris, joue un rôle actif d’information, en publiant des analyses chiffrées des réformes et en relayant les effets concrets des hausses de cotisations, comme cette projection de +75 € de retraite complémentaire mensuelle pour certains profils à horizon long. Des organismes comme Bpifrance Création, les Chambres de commerce et d’industrie (CCI) ou les Chambres de métiers et de l’artisanat en région proposent des réunions d’information dédiées à la protection sociale des indépendants. Nous estimons judicieux de combiner ces ressources institutionnelles avec un accompagnement personnalisé par un expert‑comptable ou un conseiller en gestion de patrimoine, en particulier pour arbitrer entre statut micro, régime réel, et niveau d’épargne retraite privée.
- Outils Ă mobiliser :
- Simulateur de retraite de l’Assurance retraite (projections de pension selon l’âge de départ et le nombre de trimestres).
- Simulateurs des caisses complémentaires (Agirc‑Arrco, Cipav, caisses libérales) pour estimer le nombre de points.
- Relevé de carrière en ligne, mis à jour chaque année, à contrôler systématiquement.
- Entretiens d’information retraite gratuits, à partir d’un certain âge, proposés par les caisses de retraite.
Anticiper dès aujourd’hui sa retraite d’auto‑entrepreneur #
Ce panorama montre que la combinaison auto‑entrepreneur retraite ne condamne pas à une pension dérisoire, à condition de s’organiser en amont. Trois axes nous paraissent structurants?: comprendre précisément son régime de retraite auto‑entrepreneur (base + complémentaire), suivre ses trimestres et ses points chaque année, et mettre en place des solutions complémentaires (épargne retraite, cumul emploi‑retraite, diversification des revenus). Chaque trimestre validé et chaque point acquis a un impact durable sur le niveau de vie futur, surtout dans un contexte où l’espérance de vie à 60 ans dépasse les 25 ans pour les femmes selon l’Insee.
Nous vous invitons à adopter une démarche active?: consulter votre relevé de carrière, tester un simulateur officiel, prendre rendez‑vous avec un conseiller retraite ou un conseiller en gestion de patrimoine, et, si vous hésitez sur votre trajectoire professionnelle, comparer objectivement les scénarios (poursuite en CDI, bascule intégrale en micro‑entreprise, activité mixte, création de micro‑entreprise à la retraite). Une stratégie cohérente, appuyée sur des chiffres concrets et des outils officiels, permet de profiter pleinement de la liberté de la micro‑entreprise sans sacrifier la sécurité financière de la retraite.
- Actions immédiates :
- Vérifier le nombre de trimestres déjà acquis et la ou les caisses auprès desquelles vous cotisez.
- Estimer votre chiffre d’affaires cible pour sécuriser 4 trimestres/an.
- Étudier l’ouverture ou l’alimentation d’un PER individuel.
- Envisager, si vous êtes proche de la retraite, un cumul emploi‑retraite optimisé sous statut d’auto‑entrepreneur.
đź”§ Ressources Pratiques et Outils #
📍 Accompagnement et Formalités pour Auto-Entrepreneurs
Evo’Portail – Accompagnement micro‑entrepreneurs, infos retraite
Adresse : 5 Rue de Castiglione, 75001 Paris
Site : evoportail.fr
LegalPlace – FormalitĂ©s auto‑entrepreneur, retraite, cumul emploi‑retraite
Adresse : 7 Rue de Madrid, 75008 Paris
Site : legalplace.fr
L-Expert-Comptable.com – Cabinet comptable en ligne, conseils retraite micro‑entreprise
Adresse : 8 Rue Etienne Dolet, 75020 Paris
Site : l-expert-comptable.com
🛠️ Outils et Calculateurs
Portail Auto‑Entrepreneur – Simulateurs charges/retraite et tableau de bord
Site : portail-autoentrepreneur.fr
Evo’Portail – Outil de gestion micro‑entreprise (dĂ©clarations, cotisations, retraite)
Site : evoportail.fr
Nalo – Gestion d’épargne retraite pour indĂ©pendants et simulateur retraite
Site : nalo.fr
👥 Communauté et Experts
CARSAT ĂŽle‑de‑France – Accueil retraite, informations et rendez-vous
Adresse : 17–19 Avenue de Flandre, 75019 Paris
URSSAF ĂŽle‑de‑France – Accueil sur rendez-vous pour cotisations, micro‑entrepreneurs
Adresse : 8–10 Rue de Montreuil, 75011 Paris
Forums et espaces d’échange :
– Evo’Portail – Blog auto‑entrepreneur & retraite
– Shine – Blog indĂ©pendants & PER
Pour sĂ©curiser votre retraite en tant qu’auto-entrepreneur, explorez les ressources d’accompagnement disponibles Ă Paris, utilisez des outils en ligne pour estimer vos cotisations et engagez-vous dans des communautĂ©s d’entraide.
Plan de l'article
- Auto entrepreneur et retraite : plan d’article détaillé et optimisé
- Comprendre le régime de retraite d’un auto‑entrepreneur
- Fonctionnement des cotisations retraite en micro‑entreprise
- Validation des trimestres de retraite en micro‑entreprise
- Stratégies concrètes pour maximiser sa retraite d’auto‑entrepreneur
- Auto‑entrepreneur ou salarié?: quelles différences pour la retraite??
- Créer une micro‑entreprise à la retraite?: cumul emploi‑retraite et nouveaux droits
- Ressources, aides et accompagnements pour sécuriser sa retraite d’auto‑entrepreneur
- Anticiper dès aujourd’hui sa retraite d’auto‑entrepreneur
- đź”§ Ressources Pratiques et Outils